Souvenir d’enfance !

La première image de mon enfance dont je me souviens si fort, fut celle où j’étais avec les autres pensionnaires, petites et grandes, parqué dans un grand camion qui nous conduisait à L’école. Portrait bizarre pour un premier rappel de mes souvenirs d’enfance ! Le long du chemin, mon regard était à l’affut de tout ce qu’il observa. J’étais excitée, émerveillée, palpitante de vie ! Et, lorsque nous arrivâmes à l’école, j’étais folle de joie de constater une belle École avec des bâtiments immenses, des cours immenses. Tout était grandeur nature dans la petitesse que j’étais. Les arbres fruitiers les plantes et les fleurs de toutes variétés enjolivaient l’intérieur de l’Établissement ! C’était un grand et magnifique endroit !

Les Religieuses accouraient pour venir nous accueillir. Elles étaient toutes en tenues blanches, avec un voile sur la tête, une croix du Christ sur le cœur ! Des signes qui méritaient tout le respect qu’on leur devait ! Bien que ma grande sœur fût avec moi, étrangement je ne la voyais pas dans cette première image de mes souvenirs d’enfance. Comme si, moi seule vivait et sentait dans toute ma force d’enfant, ma propre expérience que je venais de découvrir et d’explorer !

Ah ! L’École des sœurs ! C’est là tout une vie, toute une histoire, tout un chemin empreint d’embûche et de bonheur, qui ont permis d’être ce que je suis maintenant. Toutes les filles de l’école Sainte Anne qui me connaissent vous diront que j’étais « une terrible, une chipie et j’ajouterai, une rebelle ! Petite, j’étais souvent malade et, malgré la malade que j’étais, en moi, il y avait une potentielle d’énergie de feu, dont je ne savais, comment la canaliser.

Il faut dire à l’époque, on ne parlait pas d’énergie corporelle, de l’énergie vitale, de l’énergie positif et négatif que le corps pouvait ressentir. Bref, que la vie était de la pure énergie qui circulait en nous, et qui émanait de l’extérieur de nous ! Tout était énergie!

Ma mère un jour, me conta la terminologie du nom de mon ile : « UA-POU ». « UA » signifie « un trou ». « POU » veut dire « un poteau ». Ce qui revenait à dire « un poteau dans le trou ». Imaginez-vous ! Est-ce qu’un « poteau » pourrait sortir de son « trou » ? L’histoire derrière cette image si révélatrice de notre culture, est capitale ! Nous sommes un peuple très ancré dans la tradition des anciens. Ce qui est tout à fait normal et je respecte cela ! Le lien familial est primordial, voire, déifié.

J’avoue que, en tant que « poteau » j’étoufferai d’être éternellement dans ce « trou ». J’ai besoin de m’évoluer, de voler et ne pas être prisonnière de toutes ces traditions culturelles. Et là ou je veux en venir, lorsque quelqu’un souhaite ardemment sortir de ce « trou » il lui faudra beaucoup de volonté, de courage, de force, car personne, ni même ta famille ne viendront t’aider à t’en aller, sinon, « toi-même ».

Gratitude à ma famille que j’’avais choisi depuis l’autre monde ! Une famille exceptionnelle, compréhensive et aimante ! J’admire ma Mère, car depuis toujours elle avait compris mes profondes émotions. C’est encore cette Mère que j’aime de tout mon cœur qui m’a dit un jour : « Je sais que tu veux être heureuse, libre ! Je te dis va, vole ! ». En me disant cela, j’avais compris à quel point elle en souffrait et pourtant elle ne voulait que mon bonheur dans ce sacrifice qu’elle venait d’émettre.

Je m’en rends compte aujourd’hui que ma séparation dans l’âge ou un enfant avait besoin de ses parents, de sa famille, de son ile, ne furent point un hasard ! C’est même une grâce, une bénédiction ! Et, je réalise en effet combien cela m’a permis de grandir, de me dépasser et d’aimer encore plus fort ceux que je porte dans mon cœur, mon ile, mon peuple !

Le passé, le présent, le futur tout cela on est en train de le vivre en même temps comme Sa Céleste Majesté Aset le Christ incarné pour nous,  l’a souligné dans une de ses conférences.  Là dans le présent, là en ce moment, les trois temps sont imbriqués et il n’y a pas de séparation comme Sa Céleste Majesté l’a préconisé. C’est comme si en écrivant ce texte qui a fait partie de mon histoire lorsque j’étais enfants, figurez-vous, c’est effectivement comme si  je suis en train de le vivre  aujourd’hui encore mais d’une autre manière, dans un autre contexte. 

Avec d’autres personnes différentes, des lieux différents, dans un pays différent et avec une intensité qui grandi au jour le jour, selon ma capacité d’aimer en travaillant les vertus et les trois préceptes du Kemrekaba ! Je me réjouis aujourd’hui d’avoir une nouvelle famille beaucoup plus large, qui plus est, céleste !

Poussières d’étoiles et vous l’êtes je vous remercie de m’avoir lu ! A bientôt dans d’autres aventures à travers l’écriture ! Soyez béni vous tous !

sablier7

INTERVIEW 2 UN SCIENTIFIQUE EXPÉRIMENTE LA LUMIÈRE CHRISTIQUE